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Témoignages de nos frères confinés




·Témoignage 1 : « Avoir la foi, c’est monter la première marche même quand on ne voit pas tout l’escalier » M. L. King

"Devenir meilleure, c’est ce vers quoi tend Clémentine, 37 ans, maman de quatre enfants, orthodoxe très engagée dans sa paroisse, baignant depuis toujours dans la foi : « Croire, c’est porter son regard au-delà d’ici-bas : la vie n’est qu’un passage. Un temps donné pour travailler à notre salut. Ça change tout ! D’abord dans notre relation aux autres. Le Christ n’a-t-il pas dit : “On vous reconnaîtra à l’amour que vous vous porterez” ? J’essaie de le vivre, bon an mal an. »



Témoignage 2 : La révolution du Pardon

Pour Daniel Desbois, psychologue et psychothérapeute, coauteur de La libération intérieure (Éd. Presses de la Renaissance, 2010), c’est dans cette relation aux autres que le comportement d’un chrétien diffère le plus de celui d’un non-chrétien. Sa conversion, à 47 ans, lui a fait toucher du doigt que le pardon ne peut être pleinement vécu hors de la foi : « Avant, je cherchais le mieux-être de ceux que je suivais en m’appuyant, entre autres, sur des thérapies corporelles. Utiles, ces techniques ne leur permettaient pas d’extirper totalement leur violence : il y manquait le pardon. J’ai compris que seul un disciple du Christ peut déposer son fardeau au pied de la Croix et laisser agir la grâce : c’est l’Esprit Saint qui purifie. » La miséricorde prend racine en Jésus, qui nous aime au-delà de nos chutes. Comment imaginer parvenir avec ses seules forces à aimer son ennemi ? « Un accompagnement psychologique s’arrête à l’accomplissement de soi par soi. Alors que le chrétien aspire à se laisser accomplir pour devenir fils de Dieu et mourir à lui-même. » Une gageure ? Certes ! Mais pour laquelle celui qui croit au Christ peut s’appuyer sur l’Église et les sacrements qu’elle dispense, véritables boosters pour la foi. « L’Église et le Christ, c’est tout un », soutenait Jeanne d’Arc. Difficile d’être chrétien hors de cette communauté mystique. En le redevenant, Jean-Claude Guillebaud a mesuré « la force du lien invisible » l’attachant à ses coreligionnaires. Sœur Claire relate qu’au début de sa vie religieuse, elle n’était occupée que de Dieu : « Puis j’ai découvert l’Église vivante et compris que je ne pouvais être fidèle à ma vocation profonde qu’en traduisant cet amour qui m’habitait dans le service des autres. » Si certains croyants veulent vivre du Christ hors du sein maternel, nombreux sont ceux qui y trouvent un appui pour leur foi et un soutien dans l’épreuve. C’est le cas d’Emilio, ouvrier forestier à la retraite : « 1996, un grave accident m’a laissé handicapé. Mon mariage a pris l’eau, j’étais complètement perdu. Mon retour à Dieu et à une vie d’Église fraternelle m’ont sauvé. »

Témoignage 3 : Une souffrance habitée

« L’épreuve, Pierre et Clotilde, septuagénaires, en connaissent le poids au plus intime de leur être. En 2010, un accident de canoë-kayak emporte leur fils, leur belle-fille et les trois enfants du couple. Un tsunami pour ces catholiques de toujours. « Le rôle de l’Église au moment de cette déchirure a été vital : la présence de prêtres, la prière de nos familles et amis. » Une Église qui s’entend comme la communauté des vivants et des morts : ’’Croire au Christ, c’est avoir foi en la vie éternelle et en la Résurrection. Nous prions pour nos morts et nous les prions. Nous allons en famille sur leurs tombes’’. Face à pareil drame, la communion des saints n’est pas un vain mot. La prière et la certitude de retrouvailles futures permettent de tenir le coup. MCroire en un Dieu qui est mort et a souffert pour nous ne saurait donc être un long fleuve tranquille : l’épreuve, pour les chrétiens, est aussi un chemin vers lui. Les temps de sécheresse dans la prière sont inévitables. Sœur Claire se veut rassurante : « Dieu se donne gratuitement, quand il veut et peut s’absenter un jour ou deux ans… J’ai connu une longue période de désert vers 70 ans. Puis il s’est manifesté ànouveau, avec force. Je lui en suis reconnaissante, mais je n’avais jamais vraiment douté. Je ruminais tant sa parole que j’avais foi en sa promesse d’être avec nous jusqu’à la fin du monde. » Il arrive pourtant que des nuits de la foi ébranlent celui qui croit. Celle du père Venot-Eiffel, relatée dans J’ai tant douté de toi (Éd. Médiaspaul, 2012), a duré… dix-sept ans. Une épreuve qui n’a pas été vaine : « J’ai acquis plus derecul. Ma prière s’est dépouillée : de moins en moins de mots. Ceux de François d’Assise : “Dieu est, cela suffit” et du curé de campagne de Bernanos : “Qu’est-ce que cela fait ? Tout est grâce” me suffisent. Que sont les tracas de l’existence quand on a le bonheur de croire en lui ? »

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